Les touristes étaient médusés devant cette bande de jeunes gens, pour certains masqués, hurlant «Islam hors d’Europe» tout en brandissant des fumigènes et cette banderole : «Bataclan dix ans après, les ennemis sont toujours là.» Le 11 novembre 2025, deux jours avant les commémorations des attentats de Paris et de Saint-Denis, le très fréquenté parvis du Trocadéro, dans le XVIe arrondissement de Paris, a été le théâtre d’une opération d’agit-prop des identitaires parisiens.
Ce happening raciste vaut à cinq membres du groupuscule, sur la quinzaine ayant participé à l’action, de comparaître ce mercredi 28 janvier devant le tribunal correctionnel de la capitale pour répondre des faits de «provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion».
Action éclair
Plusieurs d’entre eux sont bien connus de la justice. Au moins un doit d’ailleurs comparaître au même moment, ce mercredi, pour des faits similaires survenus quelques semaines plus tôt. Libé a pu consulter des éléments de ces dossiers d’enquête. Ils éclairent l’organisation de ces militants, leurs liens à travers le territoire et la persistance de leur engagement identitaire, près de cinq ans après la




