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Henri Proglio, ex-patron d’EDF, et son armada de «super-consultants» jugés pour «favoritisme»

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Flanqué d’une palanquée de figures du monde économique, l’ancien président de l’énergéticien comparaît à partir de mardi 21 mai pour des contrats de consulting financés sur fonds publics et signés hors de tout appel d’offres, à hauteur de dizaines de millions d’euros.

L'ex-PDG d'EDF Henri Proglio, à Paris en 2014. (Stéphane de Sakutin /AFP)
Publié le 20/05/2024 à 17h37

L’un de ses anciens collaborateurs est resté sous le charme : «Henri est né pour avoir des soucis ! C’est en fait un type très attachant, à l’opposé de l’image qu’il a – et qu’il ne fait rien pour corriger. Au contraire, il semble prendre plaisir à l’entretenir…» L’image de Henri Proglio, l’ancien président d’EDF et de Veolia, géant de l’eau et des déchets, en prend un vilain coup ces jours-ci. Voilà cette figure du monde économique, administrateur de Dassault Aviation depuis seize ans, convoquée au banc des prévenus du tribunal judiciaire de Paris. Il sera jugé du mardi 21 au jeudi 30 mai avec treize autres personnes physiques et morales, dont EDF, pour «favoritisme» (délit passible de deux ans de prison) ou «recel de favoritisme».

«L’enquête a mis en évidence que 44 personnes avaient bénéficié de l’attribution de contrats de consultants sans mise en concurrence», selon une source judiciaire, du temps où le roi Henri régnait sur l’énergéticien, de 2009 à 2014, et avait engagé les incontournables lobbyistes de la place – des communicants en pagaille ou encore d’anciens politiques, souvent recrutés par nombre de décideurs pour s’attirer les bonnes grâces des réseaux enracinés dans les sphères du pouvoir. Un magnifique bottin de l’influence et de la stratégie, rémunéré à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros sur toute la période. Une poignée de contrats, signés par EDF après son départ, ont également été inclus dans le périmètre du

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