Est-ce la peur des représailles ? Une forme de malaise au moment de saluer la mémoire d’un personnage controversé, lié à l’univers sanglant du grand banditisme local ? Deux jours après l’assassinat spectaculaire de l’ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni dans son village de Vero, en Corse-du-Sud, lundi 12 janvier, les réactions publiques restent discrètes. Le président autonomiste du conseil exécutif de l’île, Gilles Simeoni, a certes dénoncé un crime qui «s’inscrit dans le sinistre cortège de drames et d’homicides qui endeuillent des familles» et «participe d’une pression mafieuse». Mais les principaux collectifs antimafia ont gardé le silence. «Il est trop tôt pour pouvoir être audible», explique une figure militante locale. L’enquête, pilotée par le tout nouveau
Analyse
«Il est temps de poser des repères» : après l’assassinat d’Alain Orsoni, la société corse entre prudence et sursaut
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Deux jours après la mort de l’ancien dirigeant nationaliste, abattu lundi 12 janvier dans le sud de l’île, les réactions publiques sont peu nombreuses mais certaines associations dénoncent la violence mafieuse ou appellent à refuser les logiques de vengeance.
Le président autonomiste du conseil exécutif de l’île, Gilles Simeoni, lors de la manifestation antimafia à Ajaccio, en Corse, le 15 novembre 2025. (Grichka Beysson-Leandri/Hans Lucas. AFP)
Publié le 14/01/2026 à 17h42
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