Il faudra encore patienter pour en savoir plus sur les causes de la très violente explosion, survenue à 0h46 dans la nuit de samedi à dimanche, au 17, rue Tivoli à Marseille et soufflant entièrement cet immeuble résidentiel. «A cette heure, il est impossible de vous indiquer quelles sont les causes de cette explosion, puisque nous n’avons pas encore pu accéder de manière sécurisée, avec l’expert judiciaire, à cet immeuble», a d’emblée déclaré la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens, lors d’une conférence de presse au tribunal judiciaire, dimanche soir. «L’explosion au gaz fait partie bien évidemment des pistes, mais c’est quelque chose que nous ne pouvons affirmer à cet instant de l’enquête», a néanmoins précisé la magistrate, interrogée par un journaliste sur cette hypothèse.
Sous les gravats, encore des incendies
De fait, la situation n’était pas «encore stabilisée» en fin de journée, les marins-pompiers de Marseille étant «toujours à l’œuvre» sur les lieux du drame. Les déblaiements se poursuivent et les chiens de sauvetage ont pu intervenir «à plusieurs reprises», mais il subsiste des «poches très chaudes» et des incendies «à l’intérieur des gravats», a décrit la procureure. Dès les premiers instants du drame, le parquet de Marseille s’est rendu sur place et a ouvert une enquête du chef de «blessures involontaires», qui pourra évoluer en fonction des éléments transmis au fil des investigations.
En revanche, le parquet de Marseille a