Cinq jours après l’incendie de Crans-Montana, dans lequel 40 personnes, dont 9 Français, ont perdu la vie et 119 autres ont été blessées, le préfet de police de Paris a rappelé aux professionnels du secteur de la nuit et de la restauration leurs obligations en matière de sécurité, annonçant dans la foulée «que des contrôles seraient prochainement diligentés afin de s’assurer du respect de la réglementation».
Dans une lettre adressée aux principaux syndicats du milieu, la préfecture a souligné plusieurs points d’attention principaux. Parmi eux, le respect de la jauge du public, le maintien libre des issues de secours, l’interdiction d’utilisation de bougies et flammes nues, ainsi que la vérification du bon fonctionnement des équipements de sécurité, entre autres.
Des appels à une «réflexion» collective
Depuis le drame, des voix se sont élevées pour une meilleure réglementation des établissements recevant du public, appelant à un renforcement des contrôles ainsi qu’à l’interdiction des feux scintillants, soupçonnés d’avoir provoqué le départ du feu dans le bar Le Constellation.
«Ce drame rappelle ô combien la sécurité du public doit être, au quotidien, la priorité absolue de tous les professionnels», a relevé Catherine Quérard, présidente du Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR), dans un communiqué publié ce lundi. La tragédie de Crans-Montana «doit également nous conduire, à titre préventif, à nous interroger collectivement sur l’efficacité et la cohérence du dispositif réglementaire de sécurité applicable en France aux établissements de nuit», estime-t-elle, assurant que le GHR se tiendrait «pleinement à la disposition des pouvoirs publics pour contribuer à cette réflexion».
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Samedi, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) avait réclamé, dans un courrier au ministre de l’Intérieur, «le renforcement et l’harmonisation des exigences de sécurité» applicables aux établissements de nuit en France. David Zenouda, vice-président de l’Umih Ile-de-France, avait opposé les discothèques, soumises à «une réglementation extrêmement rigoureuse», aux bars de nuit et restaurants «devenus aussi des lieux festifs».




