Menu
Libération
Justice

Incendie du Constellation à Crans-Montana : Jacques Moretti libéré après versement d’une caution

Le propriétaire et gérant du Constellation, mis en cause avec son épouse dans l’incendie mortel qui a détruit son établissement le soir du 31 décembre, était en détention depuis le 9 janvier.

Jacques Moretti le jour de son audition, le 9 janvier à Sion. (Umit Bektas/Reuters)
Publié le 23/01/2026 à 17h34, mis à jour le 23/01/2026 à 18h28

Caution versée, et surtout, caution acceptée. Jacques Moretti, propriétaire du Constellation, le bar de Crans-Montana incendié le 31 décembre après l’embrasement de sa mousse insonorisante, a été libéré, vendredi 23 janvier, après le versement de sa caution de 200 000 francs suisse, soient environ 215 000 euros, comme l’a confirmé le tribunal des mesures de contrainte dans un communiqué publié dans l’après-midi. Le Français, mis en cause pour les négligences de sécurité ayant conduit au drame, qui a fait 40 morts et 116 blessés, dont 70 sont encore hospitalisés, était en détention depuis le 9 janvier.

«La détention provisoire n’avait pas pour but de déjà le punir»

Le tribunal a substitué à la détention des mesures de sûretés, parmi lesquelles l’interdiction de sortir du territoire helvétique, la remise de ses documents administratifs au parquet et un pointage quotidien à un poste de police. Rappelant que «tout prévenu est présumé innocent» jusqu’à une éventuelle condamnation, le tribunal a souligné que le «principe cardinal en procédure pénale suisse est que le prévenu reste en liberté jusqu’à son jugement». «La détention provisoire subie jusqu’à ce jour par le prévenu n’avait pas pour but de déjà le punir», a-t-il ajouté.

L’incendie du bar Le Constellation, qui a principalement frappé des adolescents et de jeunes adultes, a été provoqué selon l’enquête par les étincelles de bougies «fontaine» qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol de l’établissement.

Homicide par négligence

L’enquête devra lever le voile sur les circonstances exactes de l’incendie, le respect des normes par les propriétaires et les différentes responsabilités, alors que la commune de Crans-Montana a notamment reconnu avoir failli à effectuer des contrôles sécurité et incendie dans l’établissement depuis 2019.

En tant que propriétaires de l’établissement, les époux Jacques et Jessica Moretti font l’objet d’une instruction pénale pour «homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence».

Ils ont été entendus mardi et mercredi sur les faits par la justice du canton. «Les deux auditions ont duré plus de dix heures chacune, en présence d’une trentaine de mandataires (avocats ndlr), dont certains ont pu poser leurs questions, mais qui tous seront en mesure de le faire lors d’audiences ultérieures», a indiqué vendredi le ministère public du Valais dans un communiqué, sans préciser quand celles-ci auraient lieu.

Mise à jour à 18h24 avec davantage d’éléments

Dans la même rubrique