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Interview

Incendies de l’été: «Il faut que les Français réalisent que leurs pompiers ont été à la limite de la rupture»

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Effectifs épuisés, manques de matériels, financements insuffisants… Jérôme François, vice-président de l’Unsa-Sdis, demande à l’Elysée l’intégration des syndicats à la réflexion pour un «nouveau modèle de prévention et de lutte contre les incendies».

Un feu de forêt près de La Teste-de-Buch lors des incendies, du mois de juillet, ayant largement endommagé une partie du patrimoine naturel français. (Thibaud Moritz/AFP)
Publié le 08/09/2022 à 7h50

C’est un avertissement, calme pour le moment. L’ensemble des organisations syndicales est tombé d’accord, fait rare, pour rédiger une lettre envoyée, ce mardi 6 septembre, au président de la République. Après un été particulièrement chaud et sec pendant lequel des feux ont ravagé des paysages et largement endommagé une partie du patrimoine naturel français, les acteurs de la sécurité civile ont, selon eux, «démontré leur capacité à se mobiliser pour faire face notamment aux incendies de forêts dévastateurs sur le territoire national».

Si les agents des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) se disent «sensibles» au «soutien» de l’Elysée – Emmanuel Macron s’était notamment déplacé sur le terrain –, ils souhaiteraient, à juste titre, pouvoir participer à une future réflexion «au modèle de prévention et de lutte contre les incendies». Bientôt lancée par Beauvau, ils n’y ont toujours pas été conviés. Pour Jérôme François, vice-président de l’Unsa-Sdis, la violence des feux de cet été a éprouvé les effectifs et mis en évidence «les limites du système». Des moyens, humains et matériels, sont réclamés, mais une réorganisation, notamment des financements des Sdis, semble aussi à l’ordre du jour. Sous peine d’une future mobilisation des pompiers.

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