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Police nulle part

JO de Paris 2024 : les forces de l’ordre au garde-à-vous

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Face au manque d’effectifs, Gérald Darmanin, lors de son audition au Sénat fin octobre, a affirmé que l’événement sportif nécessiterait «30 000 policiers et gendarmes» par jour, voire davantage, pendant un mois. Encore faut-il les trouver.

Pour la seule Ile-de-France, où se concentre la majorité des épreuves, la préfecture de police de Paris évalue les besoins en effectifs à une fourchette «entre 12 000 et 45 000 selon les jours». (Julien de Rosa/AFP)
Publié le 04/11/2022 à 6h30

«La France va continuer à vivre, indépendamment des Jeux olympiques», disait Gérald Darmanin lors de son audition au Sénat le 25 octobre. Mais l’appareil sécuritaire national passera un été 2024 à marche forcée. Il faudra en moyenne «30 000 policiers et gendarmes par jour, pour tous les moments des Jeux olympiques, sur un gros mois», selon le ministre de l’Intérieur (les forces de sécurité intérieures comptent aujourd’hui 250 000 membres). Une note de la Cour des comptes sur la sécurité des JO, consultée par Libération, relève deux principaux moments de tensions.

D’abord, le relais de la flamme : «De la mi-avril jusqu’au 26 juillet 2024, date de la cérémonie d’ouverture, la flamme olympique devrait effectuer un périple de quatre-vingts jours à raison de 140 kilomètres par jour, sur un parcours d’environ 12 000 kilomètres», notent les magistrats financiers. Ensuite, la cérémonie d’ouverture : un défilé de près de 200 délégations en bateau sur la Seine, sous l’œil d’un demi-million de spectateurs, parmi lesquels de nombreuses célébrités et dirigeants. Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris n’étaient pas favorables à cette cérémonie, craignant un «risque capacitaire des forces» – c’est-à-dire une insuffisance des effectifs pour assurer la sécurité – rapporte la Cour des comptes.

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