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Intimidation

La maire d’Echirolles Amandine Demorte porte plainte après l’incendie de son véhicule de fonction

Dans un courrier diffusé lundi 2 février, l’édile communiste relie directement l’acte de malveillance à son «action résolue contre le narcotrafic».

La maire d'Echirolles Amandine Demore en août 2024. ( Maxime Gruss RUSS/AFP)
Publié le 02/02/2026 à 21h52

Un acte d’intimidation envers une élue engagée contre le narcotrafic ? C’est ainsi que la maire d’Echirolles, près de Grenoble, Amandine Demore, interprète l’incendie dont a fait l’objet son véhicule de fonction il y a trois semaines, dans un courrier consulté par Libération, lundi 2 février. Le jour même, le Dauphiné libéré avait révélé l’acte de vandalisme, perpétré dans la nuit du 12 au 13 janvier 2026, subi par la voiture de l’édile communiste, mais aussi par deux autres voitures garés près de son parking.

Si les responsables de l’incendie n’ont pas été identifiés, la piste criminelle est privilégiée et Amandine Demore n’a «guère de doute» sur son origine. «Il s’agit d’un acte d’intimidation lié à mon combat, mon action résolue et mes prises de positions contre le narcotrafic», assure-t-elle. En 2024, Libération s’était rendu dans cette ville de 37 000 habitants de la métropole grenobloise, où la maire avait pris un arrêté enjoignant les habitants d’évacuer le Carrare, un immeuble devenu un point de deal d’envergure de la localité. Comme le relevait encore Libé, la maire a également réclamé l’installation d’un commissariat dédié à la lutte contre le trafic, alors qu’un nouveau réseau a été démantelé il y a encore quelques jours.

Candidate à sa réélection, les 15 et 22 mars prochains, Amandine Demore a porté plainte, rapporte la presse locale : «On essaie de m’impressionner ou de me faire peur. Mais ça ne marchera pas, ça ne fait que renforcer ma détermination à agir contre ce poison du narcotrafic.» L’élue souligne également la place particulière occupée par les maires dans la lutte contre le trafic de drogue. Elle cite ainsi un rapport du Sénat pointant «les risques d’ingérence et de pression du narcotrafic dans les échéances électorales à venir».

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