Ils seront quatorze à répondre de la pire tuerie commise sur le sol français depuis l’après-guerre. Quatorze hommes, impliqués à des degrés divers, de nationalités multiples, ayant séjourné pour certains en Syrie, ou simples logisticiens. Six autres sont renvoyés, mais sont présumés morts, en fuite ou détenu en Turquie. A la différence du procès des attentats de janvier 2015, qui a vu comparaître des auteurs de seconde zone, celui dit «V13», pour vendredi 13 novembre, jugera certains protagonistes directs de la chaîne d’attentats commis à Paris et Saint-Denis il y a près de six ans. Imaginée en Syrie, savamment préparée dans la banlieue de Bruxelles et exécutée dans l’agglomération parisienne, l’opération a mobilisé une vaste cellule à l’organigramme complexe. La même qui, quelques mois plus tard, fera exploser des charges dans le métro ainsi qu’à l’aéroport de la capitale belge. Un unique et même noyau, ramifié autour d’une figure centrale : Abdelhamid Abaaoud, ce Belgo-Marocain filmé joyeux en train de traîner des cadavres à l’arrière de son 4X4 en Syrie, et mort lors de l’as
Procès
Le commando du 13 Novembre, maillon d’une chaîne complexe
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Imaginées en Syrie, préparées en Belgique et exécutées en France, les attaques de 2015 résultent d’une nébuleuse terroriste à l’organigramme très précis. Quatorze accusés répondront de leurs actes à partir de ce mercredi à Paris.
Le café les Béguines que géraient les frères Abdeslam, à Molenbeek. (Pauline Beugnies/Out of Focus pour Libération)
Publié le 07/09/2021 à 20h50
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