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Prisons

Le plan «zéro portable» pour les prisons de Gérald Darmanin lancé ce vendredi

En visite à la prison de la Santé ce vendredi 21 novembre, le garde des Sceaux a souligné l’importance de faire la chasse aux moyens de communication au sein des prisons du pays.

Gérald Darmanin, lors de sa visite à la prison de la Santé, ce vendredi 21 novembre à Paris. (Thibaud Moritz/AFP)
Publié le 21/11/2025 à 11h43

La chasse est lancée. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé ce vendredi 21 novembre le lancement d’un plan «zéro portable», visant à rendre six établissements pénitentiaires «complètement étanches» aux mobiles.

Ce plan d’expérimentation démarre «dès aujourd’hui» avec une première enveloppe d’environ 30 millions d’euros, a assuré le garde des Sceaux lors d’une visite de la prison de la Santé, à Paris.

Les six établissements pénitentiaires choisis sont des sites avec des difficultés, comme la Santé, Arras ou encore Toulouse. Dans certains d’entre eux, l’envoi de téléphones ou de drogue est «un sport quotidien», selon Gérald Darmanin.

Les travaux de sécurisation seront réalisés «en moins de six à sept mois», a-t-il précisé. Pour assurer cette étanchéité, des scanners seront installés pour les paquetages des détenus, ainsi que des portiques à ondes millimétriques car, selon lui, «il était plus compliqué de prendre l’avion que de rentrer dans une prison».

Une réforme inspirée de la «loi antimafia italienne»

Le coût des systèmes de brouillage de téléphone, «extrêmement efficaces», est chiffré «entre 4 et 5 millions d’euros par établissement».

La couverture des cours de promenade sera faite pour l’année 2026 afin d’empêcher les «projections» de téléphones dans les enceintes de ces prisons.

Ce «réarmement de la sécurité» s’inscrit dans la continuité de réformes inspirées de la «loi antimafia italienne» pour «lutter contre la récidive» et doit notamment «empêcher des chefs de réseau de commander des assassinats» depuis leur cellule, a expliqué Gérald Darmanin.

Le ministre a également annoncé le recrutement de 1 000 agents pénitentiaires supplémentaires l’année prochaine, précisant que c’était «le plus fort recrutement de toutes les administrations».

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