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Justice

Le pôle cold cases enquête sur d’autres victimes potentielles de Dominique Pelicot et du «Grêlé»

Les investigations menées par le parquet de Nanterre cherchent à déterminer les «parcours criminels» de Dominique Pelicot, condamné à 20 ans de prison dans l’affaire des viols de Mazan, et le tueur en série François Vérove.

Procès Mazan impliquant Dominique Pelicot et 50 autres hommes, à Avignon, le 19 décembre 2024. (Anna Margueritat /Hans Lucas. AFP)
Publié le 16/01/2026 à 18h00

Le pôle cold cases de Nanterre enquête sur les «parcours criminels» de Dominique Pelicot, principal condamné des viols de Mazan, et le tueur en série François Vérove, surnommé «Le Grêlé», a indiqué vendredi le parquet de Nanterre, sollicité par l’AFP. Les investigations sur ces «parcours criminels», destinées à identifier d’autres victimes potentielles, ont été déclenchées lundi, a précisé le ministère public, confirmant une information de RTL.

Dominique Pélicot a été condamné en 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme Gisèle afin de la violer et de la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan, entre 2011 et 2020. Ancien gendarme et ex-policier, François Vérove s’est lui donné la mort en septembre 2021 alors qu’il était convoqué par des enquêteurs. Ces deux nouvelles procédures portent à 15 le nombre de parcours criminels étudiés par le pôle dédié aux crimes sériels ou non élucidés, qui permettent aux magistrats de reconstituer la vie de tueurs ou de mis en cause suspectés d’avoir commis plusieurs crimes pour tenter d’identifier de nouvelles victimes.

«Qu’on avance dans ces dossiers»

Outre sa condamnation pour les viols de son ex-femme Gisèle, à Mazan, Dominique Pelicot est mis en examen pour deux crimes sur lesquels enquête le pôle : un viol suivi d’un meurtre à Paris en 1991 et une tentative de viol à Villeparisis (Seine-et-Marne) en 1999. Il reconnaît partiellement les faits dans le second dossier après avoir été confondu par son ADN, mais nie toute implication concernant le viol et le meurtre de 1991.

Si aucune trace ADN n’a été retrouvée dans ce dossier, les modes opératoires entre les deux affaires présentent des similitudes. «Je [me] réjouis [de l’ouverture de ce parcours, ndlr] mais je m’étonne que cela n’ait pas été fait depuis longtemps», a réagi auprès de l’AFP Florence Rault, avocate des parties civiles dans les deux cold cases. «Je voudrais que l’on avance dans ces dossiers qui sont quand même ouverts depuis maintenant des dizaines d’années», a-t-elle ajouté, soulignant que «Dominique Pelicot a été mis en examen en 2022, nous sommes en 2026».

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