Procès de Bernard Laporte, intuitu personae, ou de la Fédération française de rugby (FFR), en tant que personne morale ? Seul le premier est formellement poursuivi pour «prise illégale d’intérêt» et «corruption», la seconde faisant mine de se constituer partie civile à la barre. A écouter le réquisitoire, mardi après-midi, de François-Xavier Dulin, représentant du Parquet national financier (PNF), le doute paraît permis.
En requérant mardi trois ans de prison dont un an ferme contre Bernard Laporte et Mohed Altrad, le président du club de Montpellier (peine évidemment aménageable qui leur éviterait de passer par la case prison), et surtout deux ans d’interdiction de toute fonction dans le rugby, avec exécution immédiate nonobstant un possible recours en appel, le PNF a voulu marquer les esprits. Mais aussi procéder à une singulière plongée pénale dans le microcosme de l’ovalie.
Faisceau de présomptions
Tout a été dit sur le conflit d’intérêts de Bernard Laporte, président bénévole de la FFR dans le même temps rémunéré par un holding d’Altrad (AIA) à hauteur de 150 000 euros. Reste à juger si cela sera qualifié pénalement de prise illégale d




