Le proviseur d’un lycée du Val-d’Oise, en région parisienne, a été suspendu lundi après avoir échangé des messages à caractère sexuel avec un élève de son établissement, a annoncé ce mardi 2 décembre l’Académie de Versailles, confirmant une information de Paris Match.
Plus tôt ce mardi, le rectorat avait fait savoir que ce chef d’établissement, officiant au lycée Romain Rolland de Goussainville, avait «été remplacé […] par une nouvelle proviseure», ajoutant qu’«une procédure disciplinaire allait être engagée à son encontre.» Dans la foulée, les services de l’Education nationale ont annoncé se saisir de l’affaire.
Info Libé
Les services académiques ont appris ces faits le 28 novembre, selon les informations transmises par le rectorat. Le directeur académique du Val-d’Oise a signalé les faits «au procureur de la République, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.»
Quels sont les faits reprochés au proviseur ? Des échanges à caractère sexuel tenus avec un élève mineur du lycée, âgé de 17 ans. Leurs conversations auraient eu lieu sur Grindr, une application de rencontre, selon l’académie.
Une main courante déposée par la famille
Bien qu’il ait eu connaissance de l’âge du mineur, le proviseur aurait poursuivi les échanges sur l’application, précise l’hebdomadaire Paris Match, qui ajoute qu’une main courante a été déposée par la famille de l’adolescent. L’élève se serait confié auprès du conseiller principal d’éducation (CPE) de son établissement.
Depuis lundi, «des infirmières et des psychologues de l’éducation nationale ont recueilli la parole des élèves qui en exprimaient le besoin», a fait savoir l’académie.
Le même jour, les familles et les personnels du lycée ont été officiellement mis au courant. Un dispositif d’écoute a également été mis en place pour l’ensemble des adultes de la communauté éducative tandis que la Brigade régionale de sécurité, chargée d’intervenir dans les lycées franciliens pour en assurer la sécurité, est sur place.




