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Narcotrafic

Les nouvelles drogues de synthèse et leurs précurseurs chimiques, une traque sans fin pour les enquêteurs

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Le récent démantèlement d’un énorme réseau européen de production de drogues de synthèse illustre l’essor, notamment en France, de ces substances aux effets et à la nocivité décuplés, mais conçus avec des produits souvent légaux.

Des éléments d'un laboratoire clandestin de fabrication d'amphétamines, démantelé le 16 janvier par Europol. (Rolf Vennenbernd/DPA Picture-Alliance. AFP)
Publié le 24/01/2026 à 14h56

Des centaines de bidons de produits chimiques, des labos clandestins, des tonnes de cachets et une vingtaine d’arrestations. Les polices européennes ont réussi un important coup de filet vendredi 16 janvier, avec leur opération «Fabryka», «la plus vaste jamais menée». Des raids simultanés dans plusieurs pays ont permis de démanteler un réseau de production et de distribution étendant ses tentacules sur une bonne partie du Vieux Continent. Dans leur viseur : des drogues de synthèse, dont la consommation explose en France. Parmi les principales, figurent l’ecstasy et la MDMA - basées sur la même molécule -, qui ont vu leur marché progresser de 637 % depuis 2010, selon les derniers chiffres de la Mission interministérielle de lutte contre les conduites addictives (Mildeca).

Dans 24 laboratoires industriels basés en Pologne, en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, les trafiquants chimistes fabriquaient en masse de

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