Nice, le 7 septembre. Un homme meurt d’une balle dans la tête tirée par un adjoint de sécurité de 23 ans. Dès le lendemain, sur le plateau de France Info à Paris, un syndicaliste policier est invité en sa qualité d’expert pour débattre du sujet médiatique du moment : le refus d’obtempérer. «Mon collègue a pris cette décision [de tirer] peut-être parce qu’il avait peur, peut-être parce qu’il voulait protéger un collègue ou pour protéger des passants.» Peut-être. Jamais contredit par les journalistes, le représentant reprend son discours et décrit la victime, l’homme atteint d’une balle dans la tête, comme «quelqu’un qui est quand même connu pour 21 faits, des dégradations, des vols, du stup, conduite sans permis, extorsion… C’est un mec chevronné et peut-être motivé pour taper, écraser, des policiers». Des déclarations qui, à ce stade, relèvent de la théorie : aucun élément factuel ne permet d’avancer de tels propos.
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Interrogé au sujet de cette intervention, l’intéressé, Jean-Christophe Couvy, secrétaire national d’Unité SGP Police, assume : «Il est difficile de se rendre compte de la réalité pour les policiers sur le terrain. On essaie de faire un focus sur une affaire et d’a




