C’est une mesure qu’Emmanuel Macron n’a pas pris le temps de développer lors de ses prises de parole récentes. Un projet qui tient en quelques mots dans le volet sécurité du président-candidat. «Pour les délits qui empoisonnent le quotidien», le chef de l’Etat veut «des amendes forfaitaires, plutôt que des procédures longues». Cette proposition n’a pourtant rien d’un détail et pourrait bouleverser tout un pan du code pénal. Il s’agit d’étendre la procédure d’amende forfaitaire délictuelle (AFD), utilisée aujourd’hui par exemple pour réprimer la consommation de cannabis ou l’occupation de halls d’immeuble, à tous les délits punis d’un an d’emprisonnement au plus. Soit près de 3 400 délits, selon un décompte du Conseil d’Etat. Cette procédure, jusque-là réservée aux majeurs, serait également étendue aux mineurs de plus de 16 ans. Les infractions concernées pourraient alors être constatées et directement sanctionnées par les forces de l’ordre. Sans passer par la case procès.
Justice
L’extension de l’amende forfaitaire délictuelle, une proposition controversée
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Dans son programme, Emmanuel Macron prévoit d’étendre la procédure d’amende forfaitaire délictuelle aux 3400 délits punis d’un an d’emprisonnement au plus. Une mesure qui bouleverserait tout un pan du code pénal et pourrait aller à l’encontre des droits fondamentaux.
Contrôle devant la gare de la Part-Dieu, à Lyon, pour l'octroi éventuel d'amendes forfaitaires délictuelles, le 15 septembre. (robert derayl/Gamma-Rapho via Getty Images)
Publié le 28/03/2022 à 19h22
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