Dix hommes âgés de 29 à 50 ans ont été mis en examen à Lille dans le cadre d’une affaire de pédocriminalité commise sous soumission chimique au préjudice d’un enfant de 5 ans, a fait savoir ce mardi 3 février le parquet de Lille.
Enquête
Un enfant âgé de cinq ans et demi a été violé pendant une soirée chemsex à Lille, il y a un an, le 14 février 2024. C’était un vendredi soir de Saint-Valentin. Le parquet de Lille vient de confirmer ce mardi 3 février l’information sortie par les Dernières nouvelles d’Alsace, vendredi dernier. Le journal avait révélé la mise en examen d’un chauffeur routier alsacien, qui avait reçu une vidéo des faits, sans les dénoncer. Il n’était pas présent lors de la soirée, n’en connaissait pas les organisateurs, mais était en contact avec eux via l’application de rencontre Grindr, d’après les Dernières nouvelles d’Alsace.
Le communiqué du parquet, très sobre, laisse entrevoir à travers la liste des qualifications juridiques dont a été saisi le juge d’instruction le 22 février 2025 le scénario d’une soirée qui a complètement dérapé, et viré à l’horreur. Avec viols en série, et jusqu’à des «atteintes sexuelles sur un animal domestique».
C’est le père du jeune garçon qui l’a emmené à cette soirée entre hommes dans un appartement du Vieux-Lille. Les participants consomment une drogue de synthèse, de type 3-MMC, en donnent également à l’enfant. Le communiqué évoque des faits de viol et agression sexuelle avec torture ou acte de barbarie. Il précise aussi que «le père de l’enfant, mis en examen pour des faits d’agression sexuelle incestueuse, pour complicité de viols et agressions sexuelles aggravées au préjudice de son fils, a été également été victime de faits de viols et d’agressions sexuelles commis avec une substance chimique au cours de la même soirée.» Les scènes ont été filmées et diffusées. Dix hommes, âgés entre 29 et 50 ans ont été mis en examen, neuf ont été placés en détention provisoire. L’un d’eux, a priori un organisateur de la soirée, s’est suicidé en cellule le 21 juin dernier. La peine maximale encourue, rappelle le parquet, est la réclusion criminelle à perpétuité, pour le crime de viol avec actes de torture ou de barbarie.




