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Justice

L’incendie criminel du collège de Dijon était «bien un acte de représailles» après des opérations anti-narcotrafic

L’établissement avait été ciblé en décembre. Quatre mineurs ont été présentés à un juge et une femme mise en examen, a indiqué ce jeudi 22 janvier le procureur de la République de Dijon.

Le collège Champollion, dans le quartier des Grésilles à Dijon, le 13 décembre. (Arnaud Finistre/AFP)
Publié le 22/01/2026 à 15h52

La piste du narcotrafic se confirme. Le procureur de la République de Dijon (Côte-d’Or), Olivier Caracotch, a indiqué, ce jeudi 22 janvier, que l’incendie criminel qui avait partiellement détruit un collège de la capitale bourguignonne en décembre était «bien un acte de représailles» après des opérations contre le narcotrafic dans le quartier. Le magistrat a annoncé la mise en examen d’une femme de 27 ans et la présentation à un juge de quatre mineurs de 15 à 17 ans.

Une «volonté déterminée de détruire le plus possible»

Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre, aux alentours d’une heure du matin, «un commando de quatre personnes a envahi une partie des bâtiments» du collège Jean-François-Champollion, dans le quartier des Grésilles, avant de déclencher plusieurs départs de feu, avait relaté le préfet de la Côte-d’Or, Paul Mourier. Des «bouteilles de produits inflammables» avaient été retrouvées sur place. Le signe d’une «action préparée», guidée par une «volonté déterminée de détruire le plus possible», selon le représentant de l’Etat.

Dijon fait partie de ces villes moyennes où la violence liée au narcotrafic a explosé ces dernières années. «Une action importante a été menée par la police nationale, au côté de la police municipale, depuis de nombreux mois pour déstabiliser les trafics. Il y avait cinq points de deal aux Grésilles et il n’y en a plus qu’un, mobile. C’est dans ce contexte qu’on assiste à de telles représailles», avait confié à Libération la maire socialiste Nathalie Koenders.

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