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Lopmi : faut-il réanimer ou enterrer la filière investigation de la police ?

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En créant des assistants d’enquête ou en facilitant l’obtention de la qualification d’officier de police judiciaire, la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur promet de renforcer les services enquêteurs. Mais ce texte consacre surtout «la présence sur la voie publique et les logiques d’affichage».

Le texte budgétaire, qui promet 15 milliards d’euros au ministre de l'intérieur, comporte un éventail de promesses censées soigner une des branches souffreteuses de la police : l'investigation. (Xosé Bouzas/Hans Lucas/AFP)
Publié le 18/11/2022 à 6h44

C’est un fourre-tout dans le fourre-tout de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi). Le texte budgétaire, qui promet 15 milliards d’euros à cette administration, comporte un éventail de promesses censées soigner une des branches souffreteuses de la police : l’investigation. Le diagnostic est le suivant : taux d’élucidation en baisse, désintérêt des jeunes recrues pour cette filière, nombre insuffisant d’officiers de police judiciaire (OPJ) habilités pour effectuer des actes d’enquêtes… Preuve de l’intensité des symptômes : alors qu’une bonne partie des mesures de fond de la Lopmi figurent dans son rapport annexé, c’est avec des dispositions législatives – donc des modifications de la loi – qu’est abordée la crise de l’investigation.

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