L’affaire que s’apprête à juger la cour d’assises de Seine-Saint-Denis, sept ans après les faits, est symbolique des violences policières en France. Elle débute, le 2 février 2017, par un contrôle d’identité, dans la cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois. Théo Luhaka, un homme noir de 22 ans, est gravement blessé lors de cette intervention. La liste des violences commises par trois agents, Tony H., Jérémie D. et Marc-Antoine C., membres d’une brigade du commissariat de la ville, est vertigineuse : le visage de Théo Luhaka est aspergé de gaz lacrymogène, il est frappé au visage et au corps. Marc-Antoine C. lui donne également plusieurs coups avec une matraque télescopique. L’un d’entre eux provoque une grave lésion : l’arme perfore les chairs proches de l’anus sur dix centimètres. D’importantes séquelles psychologiques et physiques – dont une incontinence anale qualifiée d’infirmité permanente – sont constatées
Justice
L’ouverture du procès dans l’affaire Théo Luhaka, un cas emblématique de violences policières
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Trois policiers sont jugés à partir de ce mardi 9 janvier devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis pour l’interpellation violente en 2017 à Aulnay-sous-Bois du jeune homme, gravement blessé lors de l’intervention.
Théo Luhaka, à Bobigny en octobre 2017. Il a été grièvement blessé par trois policiers lors d’un contrôle quelques mois plus tôt. (Ugo Padovani/Hans Lucas)
Publié le 09/01/2024 à 6h01
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