Manon a eu 36 ans la veille. Malgré quelques coupes de champagne partagées en famille jusque tard dans la soirée, la volubile jeune femme déploie une énergie débordante ce 15 mai. Elle interroge : «Qui de mieux que nous pour foutre le bordel ?» Autour d’elle Camille, Marion, Gabriel et son père, David, sont attablés dans un bistrot du centre historique de Vannes enfin baigné de soleil. Une salle du premier étage est devenue leur refuge, à l’abri des regards, depuis le début du procès hors normes de Joël Le Scouarnec, entamé il y a trois mois, et dont le verdict est prévu ce 28 mai. Ils sont des victimes de cet ancien chirurgien pédocriminel qui a t
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«Maintenant, on veut politiser tout ça» : en colère face à leur «invisibilisation», des victimes du pédocriminel Le Scouarnec lancent un appel au gouvernement
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A dix jours du verdict, des parties civiles réclament la création d’un comité interministériel dans un courrier qu’elles confient à «Libération». Elles déplorent l’oubli de cette affaire hors normes par les pouvoirs publics et s’alarment d’une mise en «concurrence» des victimes dans le sillage de Bétharram.
De gauche à droite : Gabriel, Manon, Camille et Marion, à Vannes le 15 mai 2025. (Théophile Trossat/Libération)
Publié le 18/05/2025 à 12h10
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