En un jour, la discrète championne est devenue le visage martyr des femmes victimes de violences. Mercredi, la judoka Margaux Pinot publiait sur Twitter un cliché de son visage tuméfié au lendemain de la relaxe en comparution immédiate de son entraîneur Alain Schmitt contre qui elle avait déposé plainte pour des faits de «violences volontaires aggravées sur conjoint» dans la nuit de samedi à dimanche. «Que manquait-il ? La mort au bout, peut-être ?» écrivait alors l’athlète, membre de l’escouade tricolore qui a arraché cet été l’or aux Japonais dans l’épreuve par équipe des JO de Tokyo. Malgré les blessures et le témoignage de voisins, les juges – trois femmes – se sont déclarées incapables, faute de preuves suffisantes, de condamner Schmitt. Lui évoquait une «chiffonnade», où chacun s’était cogné aux murs, quand Margaux Pinot jurait avoir été rouée de coups.
Interview
Margaux Pinot : «J’ai compris qu’il fallait témoigner»
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La judoka, qui accuse Alain Schmitt de l’avoir frappée et a publié sur Twitter une photo de son visage tuméfié après la relaxe de l’entraîneur, explique à «Libération» sa volonté d’«être solidaire» avec les femmes victimes de violences conjugales.
Margaux Pinot dans les locaux de «Libération» le 3 décembre. (Rémy Artiges/Libération)
Publié le 03/12/2021 à 17h22
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