Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) de Marseille, mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné une ITT de plus de huit jours et aggravées par trois circonstances (en réunion, par personne dépositaire de l’autorité publique et avec usage d’une arme) a été placé en détention provisoire la semaine dernière. Réagissant de concert, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, et le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, ont contesté cette décision de l’autorité judiciaire et appelé à la libération du fonctionnaire. Cette prise de position inédite marque un peu plus l’autonomisation de la police par rapport à la justice, la société et ses règles de droit. Emmanuel Blanchard, historien, chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip) et co-auteur d’Histoire des polices en
Interview
Marseille : «Moins le pouvoir bénéficie d’une légitimité populaire, plus il s’adosse aux forces de l’ordre»
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Les patrons de la police ont contesté ce dimanche 23 juillet la décision judiciaire de placement en détention provisoire d’un agent de la BAC de Marseille. Pour l’historien Emmanuel Blanchard, c’est un nouveau palier franchi dans l’autonomisation et le renforcement de la sphère policière.
Gérald Darmanin à côté du directeur général de la police nationale Frédéric Veaux, à Roubaix, le 23 mai 2023. (Sameer Al-Doumy/AFP)
Publié le 24/07/2023 à 18h34
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