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Fait divers

Marseille : un homme tué par balle en pleine rue, la piste du narchomicide envisagée

Il pourrait s’agir de la deuxième victime du trafic de drogues à Marseille, après la découverte du corps d’un homme dans le coffre d’une voiture incendiée le 1er janvier.

Le cours Belsunce à Marseille. ( Imago/KCS PRESSE)
Publié le 05/01/2026 à 10h34

Marseille endeuillée dès les premiers jours de l’année. Un homme a été tué par balle dimanche 4 janvier vers 21 h 30 en plein centre-ville, dans le quartier de Belsunce (Ier arrondissement). La victime, touchée par plusieurs balles au thorax, est morte sur place, ont déclaré les marins-pompiers. Une source policière a confirmé les faits, sans plus de détails à ce stade.

Situé à deux pas de la Canebière, le quartier paupérisé de Belsunce abrite des trafics en tout genre, et avait été le théâtre d’un narchomicide en mai 2025. Dans la soirée du 4 janvier, trois hommes masqués y auraient ouvert le feu à plusieurs dizaines de reprises avec au moins une arme de gros calibre, rapporte le quotidien local La Provence. Ils auraient visé un groupe de personnes, avant que la victime ne s’effondre. Selon la même source, confirmée par une information du Parisien, les assaillants auraient pris la fuite en criant leur appartenance à la DZ Mafia, organisation criminelle fondée à Marseille, devenue une référence dans le milieu du narcobanditisme.

Une enquête a été ouverte pour «assassinat en bande organisée», «association de malfaiteurs criminelle», «recel de vol en bande organisée», et «destruction de bien par incendie», d’après France Info. L’enquête est confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).

Les recherches sont encore en cours pour retrouver les tireurs ainsi que de potentiels blessés lors de la fusillade : une autre personne aurait été atteinte au mollet, selon Le Parisien. D’après La Provence, un véhicule qui aurait été utilisé par le commando a été retrouvé incendié dans le quinzième arrondissement.

«Déjà deux personnes assassinées par le narcotrafic»

L’association Conscience, fondée par le militant contre le narcotrafic Amine Kessaci, déplore sur son compte Instagram «déjà deux personnes assassinées par le narcotrafic» en «quatre jours», depuis le début de l’année. Le 1er janvier, un corps avait été découvert dans le coffre d’une voiture incendiée dans le nord de la ville. La victime, assassinée selon la méthode dite «du barbecue», n’était toujours pas identifiée formellement samedi, selon le parquet de la deuxième ville de France.

D’après un décompte de l’AFP, 19 personnes ont été tuées dans des narchomicides en 2025 dans le département des Bouches-du-Rhône, la grande majorité à Marseille. Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, vingt ans, petit frère du militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci, avait bouleversé la ville.

Pour lutter contre les violences liées au trafic de drogue, le gouvernement avait annoncé dès juin 2025 la création d’un Parquet national contre le narcotrafic et la criminalité organisée, qui entre en fonction ce lundi 5 janvier.

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