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Fait divers

Meurtre dans l’Essonne en 1990 : le «Grêlé» identifié par son écriture

Le tueur en série, suicidé en 2021 après avoir été convoqué par les enquêteurs, a été confondu après une expertise en comparaison d’écritures faite à partir de chèques volés à un homme retrouvé tué d’une balle dans la tête en juin 1990.

Le portrait robot du «Grêlé»; (Emmanuel Pagnoud/Le Parisien.MAXPPP)
Publié le 07/01/2026 à 9h06

Confondu par son écriture. La piste d’un meurtre commis par François Vérove, tueur en série surnommé «Le Grêlé», se confirme pour la mort de Gilbert Gaudry, un homme tué par balle en 1990 à Saint-Aubin (Essonne), a indiqué mardi à l’AFP le parquet de Nanterre. «L’expertise en comparaison d’écritures conclut que François Vérove serait l’auteur des falsifications de chèques volés» à la victime, indique le ministère public, confirmant une information du Parisien.

En novembre 2024, le pôle crimes sériels ou non élucidés, ou pôle cold cases, du parquet de Nanterre s’était saisi du meurtre de ce quadragénaire, retrouvé mort dans le bois communal de Saint-Aubin par des promeneurs, une balle dans la tête et ligoté à un arbre, le 5 juin 1990. Dans ce dossier vieux de plus de trente ans, de nouvelles investigations cherchaient à déterminer si la victime a pu être tuée par François Vérove.

Cet ancien gendarme, surnommé ainsi en raison de la description d’une fillette assassinée témoignant d’une peau granuleuse, s’est donné la mort en septembre 2021 alors qu’il venait d’être convoqué par des enquêteurs, laissant derrière lui une lettre d’aveux. Son ADN correspondait au profil génétique retrouvé sur les scènes de plusieurs crimes.

«Une signature balistique compatible»

Le tueur, identifié notamment comme le tueur et le violeur de la petite Cécile, 11 ans, en mai 1986 dans le XIXe arrondissement de Paris, avait également étranglé un couple dans le quartier parisien du Marais en 1987.

Dans le cas du meurtre en Essonne, la piste du Grêlé avait déjà été renforcée par un examen d’une arme ayant appartenu au tueur. «Au terme d’un rapport balistique, il apparaît que le pistolet ayant appartenu à François Vérove présente une signature balistique compatible avec la balle extraite du corps», explique le parquet.

Le ministère public se garde toutefois de conclusion définitive : «Cette compatibilité ne signifie pas que cette balle a été tirée avec l’arme du Grêlé. La comparaison demeure impossible puisque la balle ayant servi à abattre [la victime] a été détruite», ajoute la même source.

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