Quelques heures après qu’Emmanuel Macron a demandé d’«amplifier» la lutte contre le narcotrafic, l’enquête après la mort de Mehdi Kessaci à Marseille a été transférée au parquet de Paris et de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), a appris Libération ce mardi 18 novembre auprès de ces deux juridictions.
Mobilisation
Le parquet de Paris et de la Junalco a été «saisi de l’enquête ouverte des chefs de meurtre en bande organisée avec préméditation, associations de malfaiteurs en vue de commettre un crime en BO, destruction par moyens dangereux en bande organisée, vol en bande organisée et recel en bande organisée de vol en bande organisée à la suite du meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille», écrit-il dans un communiqué. «Les deux parquets [de Marseille et de Paris, ndlr] ayant échangé depuis la commission des faits ont formalisé ce dessaisissement le 18 novembre 2025», ajoute-t-il.
La direction nationale de la police judiciaire, notamment l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), est en charge de l’enquête avec la Direction zonale de la police nationale Sud, en l’occurrence la Brigade criminelle de Marseille.
Interview
Le parquet de Marseille, qui pilotait les investigations depuis jeudi, s’est rapidement orienté vers la piste d’un «assassinat d’avertissement» visant Amine Kessaci, frère de la victime et militant écologiste engagé contre le narcotrafic. Mardi, le ministre de l’Intérieur a évoqué «un crime d’intimidation», à l’issue d’une réunion au sommet sur le narcobanditisme à l’Elysée.




