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Migrants : arrestation en France de deux militants britanniques d’extrême droite présumés

Interpellés dimanche près de Calais, les deux hommes de 35 et 53 ans diffusaient des vidéos en direct susceptibles d’inciter à la haine. Le 14 janvier, dix ressortissants de la couronne avaient déjà été interdits de sol français.

Une opération de sauvetage de migrants dans le port de Calais, en novembre 2021 (Kiran Ridley/Getty Images. AFP)
Publié le 26/01/2026 à 12h30

Deux ressortissants britanniques soupçonnés d’être venus en France à l’appel de l’extrême droite pour participer à une mobilisation interdite contre les migrants ont été interpellés et placés en garde à vue. Les deux hommes, qui diffusaient des vidéos en direct depuis le littoral français, ont été arrêtés près de Calais dimanche vers 21 h 30, a précisé ce lundi 26 janvier le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch.

Ils ont été placés en garde à vue pour provocation à la haine et participation à un groupement en vue de la préparation de violences, sur la base de propos tenus sur les réseaux sociaux le jour même, a précisé la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier. Il s’agit des premières gardes à vue de militants d’extrême droite britanniques en France pour ces motifs, a-t-elle ajouté, précisant qu’il ne leur est pas reproché de violences envers des personnes.

Ils ne faisaient pas partie des dix militants d’extrême droite interdits de territoire français depuis le 14 janvier par le ministère de l’Intérieur en raison d’accusations d’«actions à caractère violent» envers des migrants sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais. Agés de 35 et 53 ans, ils diffusaient du contenu susceptible d’inciter à la haine en direct sur une chaîne YouTube, a détaillé une source policière.

Rassemblement «Overlord»

Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont prolongé jusqu’à mercredi l’interdiction d’un rassemblement antimigrants intitulé «Overlord», lancé par un militant britannique d’extrême droite, Daniel Thomas. «Overlord» était le nom de code donné à la bataille de Normandie qui, de juin à août 1944, a permis aux Alliés d’ouvrir un nouveau front en Europe de l’Ouest, face aux troupes du IIIe Reich.

Daniel Thomas avait notamment appelé sur ses réseaux sociaux à des rassemblements samedi à Douvres et sur le littoral du nord de la France, selon lui pour pallier l’incapacité des forces françaises à empêcher les traversées clandestines de la Manche. Malgré l’arrêté interdisant l’opération, Daniel Thomas, qui assure être lui-même visé par une interdiction de territoire français et qui n’a pas été interpellé selon la préfecture, a publié samedi et dimanche des photos et vidéos qu’il dit prises ce week-end sur des plages françaises. Il y apparaît entouré d’une dizaine d’autres hommes, tous habillés en tenues sombres et brandissant des drapeaux britanniques.

Daniel Thomas mène, selon les autorités françaises, une branche «très radicale» de «Raise the Colours», née d’une scission du groupe à la suite des interdictions de territoire français. Le compte principal de Raise the Colours sur le réseau social X a indiqué samedi n’avoir «rien à voir» avec l’opération menée par Daniel Thomas.

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