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Récit

Mort de Quentin D. à Lyon : la violence politique à son paroxysme

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L’agression mortelle d’un militant d’extrême droite, samedi, porte la marque des affrontements récurrents entre identitaires et antifascistes dans la ville du Rhône et constitue un palier franchi dans la brutalité politique. Les autorités appellent au calme alors que des représailles se font craindre.

Paka, un riverain témoin direct de la scène, montre la vidéo qu'il a prise pendant la rixe qui a entraîné la mort de Quentin D. à Lyon dimanche. (Romain Etienne/Item. Liberation)
ParLouis Moulin
Maïté Darnault
correspondante à Lyon
Publié aujourd'hui à 20h40

Le spectre de la violence politique entoure la mort de Quentin D., un jeune homme de 23 ans appartenant au milieu identitaire, qui a succombé à une agression survenue jeudi soir à Lyon. Son décès a été annoncé samedi 14 février en fin de journée par le parquet de Lyon, qui a précisé que l’enquête ouverte la veille pour violences aggravées était désormais conduite du chef «de coups mortels aggravés». Les enquêteurs devront faire la lumière sur les circonstances exactes qui entourent le passage à tabac fatal à la victime. Et notamment le rôle joué par l’activisme politique violent, dans une ville secouée depuis une dizaine d’années par des rixes entre militants d’extrême droite et antifascistes.

Le déroulé des faits s’est largement précisé au cours du week-end. Tout commence jeudi 12 février en fin de journée aux abords de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon, dans le VIIe arrondissement de la ville. L’eurodéputée LFI Rima Hassan doit y donner, à partir de 18 heures, une conférence à l

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