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Municipales 2026 : pour attirer les policiers municipaux, les communes jouent l’atout arme

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Tandis que nombre de mairies font du gonflement des effectifs une mesure électorale majeure, les policiers ont l’embarras du choix face aux leviers activés pour les convaincre, allant des salaires à l’armement des agents.

Un agent de la brigade d'intervention mobile de Carpentras, le 2 décembre 2025. (Patrick Gherdoussi/Libération)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 03/02/2026 à 6h39

Recherche agent de police municipale pour la brigade de nuit aux Sables-d’Olonne (Vendée), pour la brigade soirée à Halluin (Nord) et celle de jour à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Spécialisé maître-chien à Gap (Hautes-Alpes) ou Poitiers (Vienne), pour un poste sédentaire en salle de commandement à Nantes (Loire-Atlantique) ou au sein de l’équipe motorisée de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), mais aussi à vélo, à cheval, en mer… Pas de chômage pour les policiers municipaux : en ce début d’année, le site emploi-territorial.fr affiche plus de 700 offres de postes disponibles un peu partout sur le territoire français.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, durant la décennie écoulée, les effectifs sur le territoire national sont passés de 20 000 agents en 2013 à 28 000 en 2023 – ils sont environ 30 000 aujourd’hui –, avec une concentration particulière dans le sud de la France. Soit une hausse de 40% en près de dix ans, «ce qui témoigne du besoin croissant de sécurité dans nos territoires mais aussi, sans doute, d’un sentiment d’éloignement du terrain des forces de sécurité intérieure», pointaient, dans un rapport d’information déposé en mai 2025, les sénateurs qui ont planché sur le sujet en marge du «Beauvau des polices municipales». Leurs propositions ont largement

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