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Sanction

Narcotrafic : à Marseille, Emmanuel Macron annonce le doublement à 500 euros de l’amende visant les consommateurs

Le chef de l’Etat a également affirmé vouloir renforcer la «coopération» avec les pays depuis lesquels les têtes de réseaux du narcotrafic opèrent vers la France.

Emmanuel Macron lors d'une rencontre à Marseille avec les lecteurs de la Provence, le 16 décembre 2025. (Miguel Medina/AFP)
Publié le 16/12/2025 à 14h35, mis à jour le 16/12/2025 à 16h18

Jusqu’à présent, un usager de drogue devait débourser 200 euros s’il se faisait contrôler les poches pleines de stupéfiant ou en train de consommer sur la voie publique. En visite à Marseille ce mardi 16 décembre, le président de la République a annoncé que l’amende forfaitaire délictuelle serait désormais fixée à «500 euros». Soit plus du doublement du montant pour «taper au portefeuille» le consommateur, «parce que ça n’est pas festif de se droguer», a martelé le chef de l’Etat lors d’un échange avec des lecteurs du journal la Provence à Marseille.

Après avoir rendu hommage à la famille de Mehdi Kessaci, assassiné le 13 novembre en plein centre de Marseille, le Président a sévèrement tancé les acheteurs de drogues, rouages indispensables du narcotrafic. «Rien ne tout ça n’arriverait s’il n’y avait pas des gens qui gentiment achètent de la cocaïne, du hash, etc. J’en ai ras le bol d’avoir des jeunes qu’on pleure et d’avoir dans des quartiers d’autres gens qui considèrent que c’est festif d’acheter de la drogue», a développé le chef de l’Etat.

«Guerre aux réseaux»

Par ailleurs, le président de la République a également annoncé la mise en place de «commissaires de la République pour aider les finances publiques et la justice» à recouvrir les amendes «parce qu’on a des taux de recouvrement qui ne sont pas satisfaisants», a-t-il estimé. Actuellement selon le code de santé publique, le montant de l’amende est fixé à 200 euros, un montant qui peut être minoré à 150 euros si celle-ci est payée dans les quinze jours mais majoré à 450 euros si elle n’est pas payée sous quarante-cinq jours.

Emmanuel Macron a en outre déclaré mardi vouloir renforcer la «coopération» avec les pays depuis lesquels les têtes de réseaux du narcotrafic opèrent vers la France afin de «saisir leurs biens» et les «arrêter». Il a promis de mener une «guerre aux réseaux qui tuent des jeunes innocents pour intimider, pour faire peur», promettant qu’il «n’y a aucune chance [que les réseaux] gagnent».

Une stratégie initiée il y a quelques semaines par le garde des Sceaux. En déplacement aux Emirats arabes unis le 19 novembre, Gérald Darmanin avait ainsi annoncé avoir transmis à ses homologues une liste «d’appartements et de villas de luxe achetés en cash ou en cryptomonnaies» à saisir et réclamé l’extradition d’une quinzaine de trafiquants présumés installés à Dubaï.

Mise à jour à 16 h 15 avec davantage de précisions.

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