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«Nazi sans prépuce» : un nouveau procès aura lieu entre Guillaume Meurice et France Inter

Faute d’accord entre les juges des prud’hommes, un nouveau procès aura lieu, a fait savoir la justice ce lundi 9 février. Le licenciement en 2024 par France Inter de l’humoriste pour une plaisanterie avait provoqué une tempête médiatique.

L'humoriste et chroniqueur français Guillaume Meurice à son procès contre son ancien employeur, Radio France, devant le tribunal du travail de Paris, le 10 décembre 2025. (Dimitar Dilkoff/AFP)
Publié aujourd'hui à 10h54, mis à jour le 09/02/2026 à 14h35

Un nouveau procès aura lieu dans l’affaire du «nazi sans prépuce». Le tribunal des prud’hommes de Paris réuni ce lundi 9 février n’est pas parvenu à trouver un accord. L’affaire doit désormais être examinée par un juge professionnel à une date qui n’a pas été déterminée, selon Me Hugues Dauchez, avocat de l’humoriste.

Les juges devaient se prononcer sur la légalité du licenciement de l’ancien humoriste de France Inter. Guillaume Meurice a été limogé en juin 2024 pour avoir qualifié en ces termes, à deux reprises, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. La plaisanterie avait provoqué des turbulences au sein de la première radio de France.

Ses propos, tenus quelques semaines après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 en Israël et le début de la guerre à Gaza, lui avaient même valu des accusations d’antisémitisme.

«Prétexte»

L’humoriste de 44 ans avait alors été entendu par la police dans le cadre d’une enquête pour provocation à la haine, ultérieurement classée sans suite faute d’infraction suffisamment «caractérisée». S’estimant blanchi, Guillaume Meurice avait repris l’expression à l’antenne en avril 2024 et déclenché une nouvelle tempête. Mi-juin, la direction de Radio France l’avait licencié pour faute grave, malgré l’opposition des syndicats et de la rédaction de France Inter qui disait redouter un «précédent grave» pour la liberté d’expression.

Le débat s’est prolongé lors de l’audience devant les prud’hommes de Paris, début décembre 2025. Par la voix de son avocat, l’ancienne figure de France Inter y avait défendu une «blague» semblable à celles que la station «lui demandait de faire tous les jours» et dénoncé un «prétexte» pour justifier son éviction. Son avocat, Hugues Dauchez, avait réclamé l’annulation du licenciement et quelque 400 000 euros de dommages et intérêts.

Hasard de calendrier

Son ancien employeur Radio France avait, lui, tenté de convaincre que Guillaume Meurice avait enfreint son «devoir de loyauté» en réitérant cette formule polémique malgré un avertissement de sa direction, sa suspension de l’antenne et une mise en garde du gendarme de l’audiovisuel. «Il a fait la politique de la terre brûlée», avait estimé l’avocat du groupe public, Eric Manca.

Hasard du calendrier, la décision d’organiser un nouveau procès entre la radio et Guillaume Meurice intervient quelques jours après le départ de la tête de France Inter d’Adèle Van Reeth, qui dirigeait la station pendant l’affaire Meurice. L’humoriste passé depuis sur Radio Nova, où il anime l’émission à succès la Dernière, ne s’était pas privé de commenter cette annonce sur Instagram. «JE POSTULE !» a-t-il écrit.

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