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A la barre

«Nous, on sait ce qu’il s’est passé» : le cas non retenu de Louane, 7 ans, fait irruption au procès Péchier

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Au cœur de cette semaine consacrée à l’étude de la personnalité de l’anesthésiste, la douleur d’une mère s’est invitée dans le prétoire. Victime d’un arrêt cardiaque au bloc alors qu’elle avait 7 ans, sa fille ne fait pas partie des 30 empoisonnements retenus contre l’accusé.

Le Dr Frédéric Péchier, à son arrivée au tribunal Besançon, le 8 septembre 2025. (Antoine Mermet/Hans Lucas. AFP)
Publié le 03/12/2025 à 7h23

A peine arrivée à la barre, Séverine Teneba s’est effondrée. Au milieu du défilé de témoins cités pour éclairer la personnalité complexe du Dr Péchier, dépeint tantôt comme «extrêmement brillant», tantôt comme «beau parleur» ou «manipulateur», la détresse d’une mère a fait irruption devant la cour d’assises du Doubs, ce mardi 2 décembre. «Je suis la maman de Louane Teneba, qui a subi une opération des amygdales, le 10 avril…» Submergée par les sanglots, la silhouette filiforme s’interrompt. L’huissier lui offre un verre d’eau. La témoin cherche l’air. «Reprenez votre souffle, tout va bien», l’encourage d’une voix douce la présidente Delphine Thibierge.

Au matin du 10 avril 2013, donc, sa fille de 7 ans a subi un arrêt cardiaque inexpliqué lors d’une intervention chirurgicale à la clinique Saint-Vincent de Besançon. L’enfant venait d’être opérée d’une banale ablation des amygdales. Il a fallu six chocs électriques pour la ramener à la vie. Parmi les 30 empoisonnements (dont douze mortels) reprochés à l’ancien anesthésiste,

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