«Douleur et vive émotion à la suite du décès de notre camarade de l’escadron [de gendarmerie mobile] de Melun dans l’exercice de ses fonctions», a déclaré la gendarmerie nationale sur X, ce mercredi 15 mai dans l’après-midi. Le militaire était âgé de 22 ans, selon l’institution citée par l’AFP. «Après une nuit de protection dans un endroit particulièrement dangereux où les tirs ont été à balle réelle [à l’est de Nouméa, ndlr], des vieux, comme on dit […] en Nouvelle-Calédonie, sont venus parler aux gendarmes. Il a retiré son casque, et alors il s’est fait tirer dessus», a précisé, devant le Sénat, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, dont les services qualifient la situation sur place d’«insurrectionnelle».
Plus tôt dans la journée, le Haut Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Lefranc, annonçait lors d’une conférence de presse que des échanges de tirs s’étaient déroulés dans la nuit de mardi à mercredi sur la ZAC de Panda, au nord de Nouméa, entre des gendarmes mobiles chargés de protéger les entreprises et des émeutiers «au nombre de 300». Le préfet décrivait des tirs «à courte distance par des fusils de chasse et à longue distance [avec des carabines]». Plusieurs photos et vidéos consultées par Libération témoignent de l’usage de munitions, au




