Menu
Libération
Etat d'urgence

Nouvelle-Calédonie : plus de 2 000 policiers et gendarmes face à une situation «insurrectionnelle»

Réservé aux abonnés

Un militaire de 22 ans a été tué par balle près de Nouméa, dans le sud de l’île, où le maintien de l’ordre, historiquement confié à la gendarmerie mobile, est réputé très difficile.

Gérald Darmanin à la sortie de l'Elysée le 15 mai. (Geoffroy Van Der Hasselt/AFP)
Publié le 15/05/2024 à 21h04

«Douleur et vive émotion à la suite du décès de notre camarade de l’escadron [de gendarmerie mobile] de Melun dans l’exercice de ses fonctions», a déclaré la gendarmerie nationale sur X, ce mercredi 15 mai dans l’après-midi. Le militaire était âgé de 22 ans, selon l’institution citée par l’AFP. «Après une nuit de protection dans un endroit particulièrement dangereux où les tirs ont été à balle réelle [à l’est de Nouméa, ndlr], des vieux, comme on dit […] en Nouvelle-Calédonie, sont venus parler aux gendarmes. Il a retiré son casque, et alors il s’est fait tirer dessus», a précisé, devant le Sénat, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, dont les services qualifient la situation sur place d’«insurrectionnelle».

Plus tôt dans la journée, le Haut Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Lefranc, annonçait lors d’une conférence de presse que des échanges de tirs s’étaient déroulés dans la nuit de mardi à mercredi sur la ZAC de Panda, au nord de Nouméa, entre des gendarmes mobiles chargés de protéger les entreprises et des émeutiers «au nombre de 300». Le préfet décrivait des tirs «à courte distance par des fusils de chasse et à longue distance [avec des carabines]». Plusieurs photos et vidéos consultées par Libération témoignent de l’usage de munitions, au

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique