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Récit

«On prend tout au sérieux» : face à la déflagration du narcotrafic à Marseille, l’Etat en opération déminage

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Alors que les violences se poursuivent et que l’inquiétude grimpe dans la ville des Bouches-du-Rhône, la préfète de police déléguée tente de rassurer les habitants, et affirme «marquer le terrain».

Laurent Nuñez et Corinne Simon, préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, à Marseille le 20 novembre 2025. (Clément Mahoudeau/AFP)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 28/11/2025 à 18h55

Le visage, forcément grave, se voulait surtout rassurant. La préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, Corinne Simon, a tenté ce vendredi 28 novembre d’apaiser les esprits après une semaine encore tendue à Marseille, toujours ébranlé par l’assassinat de Mehdi Kessaci le 13 novembre. Sa prise de parole du jour, suivie par des dizaines de journalistes, a été décidée dans l’urgence, pour répondre avant tout aux salariés d’Orange, dont le site de Saint-Mauront a été fermé pour plus de deux semaines après des affrontements entre bandes rivales.

Si après des vérifications des services de police, aucun fait ne semble attester d’un événement précis sur place ces derniers jours, «je ne minimise pas la situation», répète la préfète : «Il est important de prendre au sér

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