«Des femmes ne veulent plus venir chez nous parce que, selon elles, à Montreuil, “ce sont des violeurs”». Le Dr Patrick Daoud, chef du pôle femmes-enfants de l’hôpital André Grégoire, nous reçoit, visiblement atteint par les rumeurs qui courent sur son établissement. Fin janvier, il a contacté Libération après la publication de notre enquête sur une infirmière et son ex-conjoint accusés d’avoir commis des agressions sexuelles sur au moins quatre nourrissons pris en charge ici en Seine-Saint-Denis.
Après quelques échanges, l’hôpital de Montreuil a accepté d’ouvrir les portes de son service réanimation et médecine néonatale à Libé le jeudi 29 janvier, un an après les faits en cours d’instruction. La direction s’était jusqu’à présent cantonnée à des communiqués de presse. Elle s’exprime publiquement pour la première fois.
Vague de désistement des futures mères
Ici, le temps a passé depuis que Juliette S. s’est dénoncée fin juillet au commissariat de Clichy-sous-Bois, affirmant avoir agi sous «l’




