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Reportage

«On se demande ce qu’on a raté» : après les violences sexuelles sur des nourrissons à Montreuil, le «sentiment de trahison» du personnel de l’hôpital

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Après les révélations de «Libération» sur les agressions sexuelles de bébés hospitalisés en néonatalogie à l’hôpital André Grégoire, des soignants prennent la parole pour la première fois. Depuis l’affaire, ils font face à la défiance des familles.

Dans le service réanimation et médecine néonatale de l'hôpital André Grégoire, à Montreuil, le 29 janvier 2026. (Marie Rouge/Libération)
Publié aujourd'hui à 7h00

«Des femmes ne veulent plus venir chez nous parce que, selon elles, à Montreuil, “ce sont des violeurs”». Le Dr Patrick Daoud, chef du pôle femmes-enfants de l’hôpital André Grégoire, nous reçoit, visiblement atteint par les rumeurs qui courent sur son établissement. Fin janvier, il a contacté Libération après la publication de notre enquête sur une infirmière et son ex-conjoint accusés d’avoir commis des agressions sexuelles sur au moins quatre nourrissons pris en charge ici en Seine-Saint-Denis.

Après quelques échanges, l’hôpital de Montreuil a accepté d’ouvrir les portes de son service réanimation et médecine néonatale à Libé le jeudi 29 janvier, un an après les faits en cours d’instruction. La direction s’était jusqu’à présent cantonnée à des communiqués de presse. Elle s’exprime publiquement pour la première fois.

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