«Rien à branler d’être un violeur.» Ces mots glaçants sont ceux de l’influenceur masculiniste Paffman, qu’il déblatérait dans une vidéo publiée fin août sur TikTok. Des centaines de signalements avaient été reçus par la plateforme Pharos. A ceux-ci s’ajoute désormais celui de la ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé.
Mardi 4 novembre, elle a annoncé avoir procédé à un nouveau signalement «suite aux propos répétés de Paffman». «Il faut mettre un terme à la culture du viol. La loi a changé, la culture doit changer», a-t-elle écrit sur X, réagissant à l’émission Sept à huit diffusée dimanche et consacrée à l’étudiant de 22 ans.
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Comme le révélait Libération le 28 août, une enquête pour «apologie de crime» – dans ce cas, de viol – a été ouverte «dès réception, le 25 août dernier, du signalement du doyen» de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Lille où Paffman étudie. Ce délit est passible de cinq ans de prison et de 45 000 euros d’amende.
Dans une vidéo publiée fin août, l’influenceur, qui était alors suivi par 60 000 personnes sur le réseau social, avait indiqué avoir outrepassé les 20 refus exprimés par sa copine d’avoir une relation sexuelle avec lui.
Encore actif mardi, le compte de Paffman apparaissait comme «banni» de TikTok mercredi matin.




