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Enquête

Paris peine à dégainer sa police municipale

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Entre les inquiétudes de certains agents face aux changements, les difficultés à recruter et la crise qui plombe les finances de la capitale, la force de sécurité voulue par la maire Anne Hidalgo voit le jour dans la douleur.

La maire socialiste Anne Hidalgo prend la pose au milieu d'agents de sécurité de Paris, le 7 juin. (Virginie Seiller/Hans Lucas via AFP)
Publié le 18/06/2021 à 8h38

Les (futurs) bleus auraient-ils déjà le blues ? Un rassemblement d’une intersyndicale d’agents de sécurité de la mairie de Paris est prévu ce vendredi à 12 h 30. Les manifestants ont rendez-vous à deux pas de l’hôtel de ville, dans le IVe arrondissement, devant la caserne Napoléon. Un bâtiment qui accueille aujourd’hui le QG de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP), appelée à devenir bientôt officiellement la police municipale de la capitale.

Si la mobilisation s’annonce modeste, cette importante réforme n’en peine pas moins à voir le jour. Car après des années d’opposition à cette idée, la socialiste Anne Hidalgo a finalement annoncé en janvier 2019 sa volonté de mettre sur pied cette force de sécurité, et intégré cette proposition dans son programme aux élections municipales. Au grand dam de ses alliés écologistes et communistes qui ont seulement obtenu que les futurs agents ne soient pas armés. L’objectif initial de la maire de Paris : 5 000 policiers municipaux pour sécuriser les Jeux olympiques 2024. Après sa réélection, puis le vote par le Parlement de la loi ad hoc et

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