Une forme de toute-puissance. C’est peut-être ce qui ressort le plus de ce que l’on appelle désormais «l’affaire Leveugle», du nom de Jacques, un septuagénaire arrêté en 2024 pour des faits d’agressions sexuelles et de viols aggravés sur des mineurs, parfois de moins de 15 ans, durant près de six décennies. Le tout dans neuf pays différents, dont la France. Lors d’un point presse organisé ce mardi 10 février au tribunal judiciaire de Grenoble, le procureur de la République Etienne Manteaux a diffusé un appel à témoins afin d’identifier de nouvelles potentielles victimes.
Interview
A cette heure, une quarantaine ont été retrouvées. Si la plupart ont porté plainte, une majorité ne souhaite pas se porter partie civile pour le moment. Dans certains cas, les faits sont prescrits. Pour d’autres, des prénoms ou des surnoms traînent dans les «mémoires» de Jacques Leveugle : des centaines et des centaines de pages dans lesquelles l’homme d’aujourd’hui 79 ans a décrit dans le détail comment il a su, toute sa vie, se rapprocher de garçons adolescents afin d’obtenir des fave




