Le documentaire est titré Pilleurs de terre, au pluriel, mais il concerne essentiellement, si ce n’est exclusivement, un seul d’entre eux : l’homme d’affaires Vincent Bolloré, le milliardaire catholique étant entre autre exploitant de plantations d’hévéas, qui sont destinées à produire de l’huile de palme au Cameroun et au Cambodge. La jeune cinéaste, Fanny Paloma, s’est prise de passion pour les populations autochtones, dépossédées de leurs terres ancestrales.
Ces paysans qui luttent depuis des années pour préserver leur territoire témoignent comme rarement des conséquences dramatiques de cet accaparement sur leur vie quotidienne. Car comment vivre sans arbres fruitiers, sans pouvoir pêcher des crevettes, les eaux étant par ailleurs contaminées par les intrants agricoles ?
Et il n’y a pas que l’alimentation menacée par les vastes plantations de palmiers : «Avant, on avait toute notre pharmacie en forêt.» Ils n’




