La justice espagnole a classé vendredi la plainte pour viols et agressions sexuelles visant Julio Iglesias. Sans préjuger des faits, les magistrats de l’Audience nationale, auprès de qui les plaintes avaient été déposées, se sont déclarés incompétents pour se pencher sur le cas du crooner espagnol, superstar mondiale des années 1970 et 1980. Deux anciennes employées de la star ont déposé plainte en Espagne le 5 janvier, affirmant avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part du chanteur, aujourd’hui âgé de 82 ans.
Le parquet a classé la plainte «pour défaut de juridiction des tribunaux espagnols», notamment en matière territoriale, les faits incriminés s’étant déroulés aux Bahamas et en République dominicaine. Selon le parquet de l’Audience nationale, la juridiction spécialisée dans les affaires sensibles, dont le siège est à Madrid, les victimes n’étant pas espagnoles et n’habitant pas en Espagne, la personne accusée ne vivant pas non plus sur le territoire espagnol et les faits ne s’étant pas produits en Espagne, la justice espagnole ne peut pas être compétente. Elle ne pourrait l’être que si le pays «où les faits ont eu lieu ne peut pas ou ne veut pas enquêter, ce qui n’a pas été démontré ici», le document du ministère public consulté par l’AFP.
Mis en cause par quinze anciennes employées
Selon une enquête des médias El Diario et Univision publiée le 13 janvier, le chanteur était mis en cause par quinze anciennes employées – domestiques, personnel médical, etc. – ayant travaillé pour Iglesias entre 1990 et 2023. La plainte déposée se référait de son côté à des faits survenus entre janvier et octobre 2021 dans ses propriétés caribéennes. C’est la nationalité espagnole du chanteur qui permettait à la justice espagnole de se saisir. Mais depuis la révélation de l’affaire mi-janvier, le chanteur et son avocat avaient bâti sa défense sur «l’absence de compétence juridictionnelle espagnole pour les faits dénoncés», selon les termes employés par son conseil, José Antonio Choclán.
Réagissant aux plaintes, l’octogénaire avait démenti en bloc, dans une réaction le vendredi 16 janvier. «Je nie avoir abusé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit», avait-il écrit dans un post sur Instagram.




