C’est le nerf de la guerre, trop souvent sacrifié au profit de réformes médiatiques à court terme et à l’efficacité discutable. Le think tank social-démocrate Terra Nova publie ce mercredi un rapport pointant les limites du recrutement et de la formation de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Sous la plume de Jacques de Maillard, sociologue du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, le rapport conclut que «le recrutement n’est pas utilisé comme un outil stratégique d’orientation de la profession pour les années à venir mais paraît sacrifié à des priorités directement opérationnelles, par ailleurs peu stables dans le temps».
Pour preuve, en fonction des réformes, le nombre d’élèves en formation initiale de policier a pu varier du simple au quadruple : le point bas a été atteint en 2012 avec 2 500 élèves, le point haut en 2016 avec 9 300 incorporations, pour 6 200 en 2021.
Dans le détail, le think tank pointe une série de lacunes et s’efforce de proposer des pistes à une institution policière qui ne semble pas toujours vouloir – pouvoir ? – se donner les moyens de réfléchir, si ce n’est à long terme, au moins à moyen terme. «Il y a une dimension politique mais également institutionnelle liée à la faible ouverture de la police. Cela ne favorise ni les réformes,




