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Interview

Policiers accusés de viols dans un dépôt du tribunal de Bobigny : «Ce lieu est glauque, totalement insalubre et indécent»

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«Libération» a interrogé la bâtonnière de Seine-Saint-Denis, Sandrine Beressi, après que son barreau a annoncé lundi 3 novembre suspendre ses activités au dépôt du tribunal. Elle pointe des conditions de détention qui «portent atteinte à la dignité des personnes».

Devant le tribunal de Bobigny, en janvier 2024. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 07/11/2025 à 13h07

Elle était privée de liberté, retenue dans les geôles du tribunal de Bobigny. Le jeudi 30 octobre, on apprenait qu’une femme déférée au parquet accusait deux policiers de l’avoir violée, dans la nuit du 28 au 29 octobre. Ceux-là mêmes qui étaient chargés de sa surveillance. Des «agissements extraordinairement graves et inacceptables» s’ils étaient avérés, réagissait le jour même le ministre de l’Intérieur et premier flic de France, Laurent Nuñez. Agés de 35 et 23 ans, les deux fonctionnaires ont reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la plaignante, mais soutiennent que l’acte était consenti. Ils ont été mis en examen le 1er novembre pour viols et agressions sexuelles par personnes abusant de l’autorité conférée par leurs fonctions. Tous les deux ont été placés en détention provisoire.

Lundi, en réaction à cette affaire qui secoue la juridiction, le Conseil de l’ordre du barreau de Seine-Saint-Denis a voté une motion qui suspend

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