C’est vendredi 26 novembre que le tribunal de Paris examinera la demande de suspension de la plateforme de vente en ligne Shein. Le ministère de l’Intérieur avait saisi vendredi le tribunal judiciaire «au regard du caractère systématique et répété des infractions de la plateforme» et pour «faire cesser de façon certaine les graves dommages à l’ordre public causés par [ses] défaillances». Cette annonce intervenait après la découverte sur le site de la plateforme chinoise de poupées sexuelles à l’effigie de fillettes, ainsi que d’armes de catégorie A (machettes, poings américains), et alors que Shein ouvrait la semaine dernière sa première «vraie» boutique au BHV, à Paris.
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En parallèle, Sébastien Lecornu avait posé un ultimatum à la plateforme, lui laissant quarante-huit heures pour se conformer aux lois françaises avant d’être suspendue. L’entreprise chinoise ayant accédé à ces demandes, elle avait échappé à une suspension, mais le Premier ministre avait confirmé vendredi a procédure judiciaire restait, elle, bel et bien en cours le «maintien des procédures judiciaires aux fins d’obtenir la suspension de la plateforme».
Billet
En outre, le parquet de Paris a annoncé le 3 novembre avoir confié quatre enquêtes à l’Office des mineurs (Ofmin), sur quatre plateformes (Shein, AliExpress, Temu et Wish). Ces investigations portent sur la «diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur», mais aussi, pour Shein et AliExpress, sur la «diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique».




