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A la barre

Procès de Frédéric Péchier : «Comme empoisonneur possible, il n’y a que vous !»

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Lors de son ultime interrogatoire, jeudi 27 novembre, sur les accidents cardiaques inexpliqués à la clinique Saint-Vincent de Besançon, l’ex-anesthésiste a été sérieusement bousculé mais a réaffirmé son innocence.

Frédéric Péchier au premier jour de son procès, le 8 septembre à Besançon. (Sébastien Bozon/AFP)
Publié le 28/11/2025 à 10h08

Douze crimes, pas un de plus. Jeudi 27 novembre, pour son ultime interrogatoire sur le fond devant la cour d’assises du Doubs, Frédéric Péchier, regard dur et mine déterminée, bloque son compteur. Pour lui, les deux derniers arrêts cardiaques inexpliqués survenus à la clinique Saint-Vincent de Besançon en octobre et novembre 2016 ont une cause médicale, un choc anaphylactique pour le premier, une embolie gazeuse pour le second. «Les experts ne sont pas alignés, il n’y a pas de certitude», argumente le praticien déchu, balayant au passage l’autre hypothèse avancée pour expliquer les deux arrêts cardiaques au bloc, soit l’administration volontaire de potassium. Sur les trente empoisonnements dont douze mortels entre 2008 et 2017 dont il est accusé, Péchier ne reconnaît donc une intervention malveillante que dans douze cas, les autres relevant à ses yeux d’un «aléa thérapeutique». Pour éviter tout malentendu, Péchier s’empresse de le préciser à la présidente de la cour, Delphine Thibierge : «Je ne suis pas un expert. Je ne suis pa

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