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A la barre

Procès de Frédéric Péchier : l’implacable réquisitoire face à «la quintessence du crime parfait»

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Le ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre l’accusé de 53 ans, un «tueur en série» coupable à ses yeux de 30 empoisonnements, dont 12 mortels. Le verdict est attendu en fin de semaine prochaine.

Frédéric Pechier lors de son arrivée au tribunal de Besançon au deuxième jour de son procès, le 9 septembre. (Sebastien Bozon/AFP)
Publié le 12/12/2025 à 16h46, mis à jour le 12/12/2025 à 20h29

La litanie des cas s’achève. «Henri Quenillet était le douzième mort et la trentième victime de cette liste de l’horreur…» La voix de l’avocate générale, Thérèse Brunisso, qui en a pourtant vu d’autres, s’étrangle. «La suite de l’histoire vous la connaissez, c’est le début de l’affaire Péchier…» La magistrate chevronnée, forte d’une quarantaine d’années de carrière, s’accroche au pupitre devant elle. Les larmes viennent la surprendre.

C’est la fin d’un marathon judiciaire intense et éprouvant, d’une audience hors norme, par la nature et la sérialité des faits, les quelque 170 témoins et experts auditionnés, les plus de 190 parties civiles constituées. L’instant – rarissime – dit tout de l’enjeu, de la tension et de la charge émotionnelle qui planent depuis trois mois sur le procès de l’ancien anesthésiste, Frédéric Péchier, 53 ans, jugé pour l’empoisonnement de 30 patients – douze n’ont pas survécu – dans deux cliniques de Besançon, de 2008 à 2017.

Durant deux jours, l’accusation s’est lancée dans une opération rouleau compresseur. Les avocates générales, Thérè

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