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A la barre

Procès de Frédéric Péchier : le cas Nicod ou «la troisième occasion manquée d’arrêter l’empoisonneur»

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Ce vendredi 21 novembre, le chef du service de réanimation du CHU de Besançon est revenu sur les troubles cardiaques inexpliqués et suspects qui ont entraîné le décès de Laurence Nicod en avril 2016.

Le jour de l'ouverture du procès de Frédéric Péchier, le 8 septembre à la cour d'assises du Doubs, à Besançon. (Sebastien Bozon/AFP)
Publié le 21/11/2025 à 18h40

Sa voix est vibrante de regrets. D’ordinaire calme et maîtrisé, le professeur Sébastien Pili-Floury laisse filtrer à la barre, ce vendredi 21 novembre devant la cour d’assises du Doubs, une émotion longtemps contenue. Alors que les jurés tentent de faire la lumière sur l’événement indésirable grave (EIG) inexpliqué survenu le 14 avril 2016 à la clinique Saint-Vincent de Besançon, le chef du service réanimation du CHU de la ville le dit tout de go : «Le cas de Laurence Nicod est important. C’est la troisième occasion manquée d’arrêter les agissements de l’empoisonneur de la clinique Saint-Vincent.»

Un frisson parcourt la salle d’audience. C’est que le praticien hospitalier met le doigt sur la question qui hante victimes et soignants depuis l’ouverture, le 8 septembre, du procès du Dr Frédéric Péchier, accusé d’avoir empoisonné 30 patients, dont douze sont décédés, entre 2008 et 2017. Que de tels actes criminels aient pu durer si longtemps dépasse l’entendement de tous.

Par deux fois déjà, la justice a talonné l’empoisonneur. En octobre 200

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