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A la barre

Procès de Frédéric Péchier : «Les patients sont les dommages collatéraux de règlements de comptes entre collègues»

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Auditionné pour la dernière fois, le major de police Olivier Verguet, directeur de l’enquête qui a conduit au renvoi de l’anesthésiste devant la cour d’assises du Doubs, a mis en exergue les «coïncidences» qui, à ses yeux, n’en sont pas.

Frédéric Péchier, le 8 septembre 2025, à son arrivée au tribunal à Besançon (Doubs). (Antoine Mermet/Hans Lucas. AFP)
ParNathalie Raulin
envoyée spéciale à Besançon
Publié le 25/11/2025 à 20h47

C’est l’épilogue de l’enquête de sa vie. Ce mardi 25 novembre, le chef de la brigade criminelle de la police judiciaire de Besançon (Doubs), Olivier Verguet, se présente pour la dernière fois à la barre. Alors que le procès de Frédéric Péchier, accusé de l’empoisonnement de 30 patients, dont douze mortels, entre 2008 et 2017, entre dans sa dernière ligne droite, il appartient à celui dont les investigations ont mis au jour une vertigineuse affaire criminelle de livrer aux jurés les éléments susceptibles d’éclairer les deux derniers événements indésirables graves (EIG), comme on dit dans le jargon médical, survenus à la clinique Saint-Vincent de Besançon en 2016.

Cet automne-là, en l’espace de seulement trois semaines, deux patients décèdent dans des «conditions ahurissantes qui alertent toute la communauté médicale» : Bertrand Collette, 66 ans, venu pour une pose de prothèse de hanche, le 31 octobre ; Henri Quenillet, 73 ans,

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