Menu
Libération
A la barre

Procès de Frédéric Péchier : «Quand j’ai appris que j’étais une victime de l’empoisonneur, ma culpabilité s’est transformée en rage»

Réservé aux abonnés

Alors que le procès de l’anesthésiste entre dans sa onzième semaine, la cour d’assises du Doubs s’est penchée sur les cas de deux victimes d’un choc adrénergique inexpliqué en 2016, année d’«hécatombe» à la clinique Saint-Vincent de Besançon.

L'ancien anesthésiste Frédéric Péchier arrive au tribunal de Besançon, le 8 septembre 2025. (Romeo Boetzle/AFP)

Dans la salle du Parlement du palais de justice de Besançon (Doubs), ses mots cognent comme autant de coups de poing balancés à la face de «l’empoisonneur» responsable de son calvaire. Physique athlétique et cheveux ras, Kevin Bardot pourfend de son débit haché le «lâche qui se croit supérieur aux autres». Sans accorder un regard à l’anesthésiste déchu, Frédéric Péchier, accusé d’avoir empoisonné entre 2008 et 2017 trente patients, dont douze sont décédés, le trentenaire défie celui qui dénigrait les «patients ploucs» du cru : «Je ne suis peut-être qu’un Haut-Saônois, mais à moi on m’a inculqué des valeurs, du courage d’affronter les choses en face», lance Kevin Bardot, tête droite, ce lundi 17 novembre.

A la cour, il raconte sa partie de l’histoire. Entré à la clinique Saint-Vincent pour une banale opération des ligaments croisés le 5 septembre 2016, l’alors jeune sportif de 25 ans s’est réveillé treize jours plus tard dans le service de réanimation du CHU, «attaché et branché de partout». «Dans l’intervalle, j’ai failli mourir une dizaine de fois», ins

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique