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A la barre

Procès de Frédéric Péchier : «Quand j’annonce le décès du patient, il a un rictus jubilatoire»

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Première à soupçonner l’existence d’un empoisonneur à la clinique Saint-Vincent, la docteure Loubna Assila a livré ce mercredi 26 novembre un témoignage accablant pour l’accusé.

Frédéric Péchier à Besançon le 9 septembre, au deuxième jour de son procès. (Sébastien Bozon/AFP)

C’est la première à avoir eu le pressentiment qu’«il se passait des choses pas normales» à la clinique Saint-Vincent de Besançon. Dr Loubna Assila s’est pourtant longtemps demandé si elle trouverait le courage de revisiter pour la Cour d’assises du Doubs les événements qui ont détruit sa vie. Visage de madone et chevelure de jais, l’anesthésiste de 41 ans franchit ce mercredi 26 novembre le pas, convaincue de devoir livrer ce qu’elle sait du «monstre» Frédéric Péchier, accusé de 30 empoisonnements dont douze mortels, qui, assis à quelques mètres, ne la lâche pas du regard.

La praticienne le dit d’emblée. Elle ne s’est jamais plu dans cette clinique privée, rejointe en novembre 2015, alors qu’elle peinait à se remettre de la perte de ses jumeaux en cours de grossesse. Le rythme de travail effréné, l’ambiance viriliste, la «priorité absolue donnée à l’argent par certains médecins» dont Frédéric Péchier, répugnent la tout juste trentenaire. Et puis l’accumulation insensée d’événements indésirables graves (EIG) au bloc l’inquiète : «J’en ai pa

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